Agathe Dumont & Mariam Faquir

Agathe Dumont
Une formation très académique et un parcours d’électron libre. Agathe Dumont commence la danse classique très jeune, dans un Conservatoire où elle poursuit également des études en musique. C’est en rencontrant Peter Goss qu’elle découvre la danse moderne, quitte les pointes et plonge dans la danse contemporaine. Auprès de Lyse Seguin, au service des activités physiques et sportives de l’Université Paris 3, elle se forme en danse contemporaine, travaille l’improvisation, la composition, et touche du doigt l’aïkido et, du poing, la boxe française. Elle continue alors à prendre des cours de danse classique, contemporaine, d’arts martiaux, de trapèze ou d’acrobatie, à Paris, à Bruxelles et ailleurs (avec Eléonore Valère-Lachky, Samuel Lefeuvre, PARTS, Pedro Pauwels, Marion Ballester, Wayne Byars, Sylvie Guillermin, Juliana Neves, Quan Bui Ngoc...). En parallèle, elle suit des cours au département d’études théâtrales de l’Université Paris 3, commence à participer à des projets de création, puis devient interprète pour le Théâtre à Venir, la compagnie Communic’arte et La Presque Compagnie. C’est avec une thèse, soutenue en 2011, qu’elle réunit sa réflexion sur les pratiques et sa propre pratique en consacrant ses recherches à la question de la virtuosité dans le travail des danseurs et des acrobates. Un pied dans la pratique, l’autre dans la théorie, c’est ainsi qu’elle participe au projet de recherche-création d’E.Martz-Kuhn au Québec, c'est ainsi qu’elle navigue entre transmission de la danse et enseignement de l’Histoire ou de l’analyse du geste (au CNAC, au CNDC...), c’est ainsi qu’elle est sur le terrain tout en menant des projets de recherche institutionnels (CircusNext, FEDEC, CND...), c’est ainsi qu’elle suit une formation en expertise de la performance à l’Université de Poitiers, tout étant le plus souvent possible dans des studios de danse.

Mariam Faquir
Après un passé de gymnaste et une licence en arts plastiques et médiation culturelle à Montréal, Mariam Faquir se forme à la danse en expérimentant différents modes de formation : en troupe (Théâtre du Fil, à Savigny-sur-Orge), en nomade (workshops en danse contemporaine, contact-improvisation, pratiques somatiques, en France et en Belgique), en sédentaire (RIDC – Rencontres internationales de Danse contemporaine, à Paris). Elle rencontre ainsi, entre autres, le travail de Hernandez+Fernandez, Odile Duboc, Eléonore Valère-Lachky, Cécile Loyer, Stéphane Fratti, Andrew Harwood, Claire Gérald, Thomas Hauert. Ces différentes formations nourrissent son questionnement sur la transmission et la création. En parallèle, elle crée un solo, et participe au projet artistique du Bobine Théâtre (Orléans), comme assistante à la mise en scène pour le spectacle Monsieur Satie..., comme intervenante artistique auprès de différents publics (amateurs, demandeurs d’asile, personnes détenues...), et s’engage dans une recherche chorégraphique autour de la chute (Les Sysiphes, Inclinaisons 2°). Fin 2010, elle crée la compagnie leste, pour y poursuivre son travail de recherche et de création. La compagnie fonde actuellement ses recherches sur « notre » capacité de résistance, les états de corps qui la traduisent et l’énergie qui en émerge. Elle s’attache aussi à questionner le rapport au temps, le regard du spectateur et le changement de point de vue, en mettant en jeu l’imperceptible, le doute et le trouble. En 2014, elle crée Bruisse, trio de danse.
En tant qu’interprète, elle travaille avec le Cabaret des Oiseaux (Savigny-sur-Orge) et la compagnie tam (Château-Landon).

Parcours à L’L
Début 2015, suite à une rencontre avec Céline Bréant, directrice du CDC Le Gymnase (partenaire de L’L), Mariam Faquir (danseuse et chorégraphe) et Agathe Dumont (danseuse et chercheuse) sont accueillies en résidence de recherche à L’L.