Marie Mandy

Née à Louvain en 1961, Marie Mandy passe une partie de son enfance au Congo-Zaïre, puis aux États-Unis. Ensuite, elle étudie la Philologie Romane à l’UCL (Université catholique de  Louvain-la-Neuve). Durant ses études, premières expositions de photos et première expérience théâtrale (1981), mise en scène et dramaturgie avec un groupe d’étudiants de La Ville à Voile de Paul Willems. Son mémoire de licence (La Fiction dans le Discours photographique) lui permet aussi d’explorer les liens entre la photographie et la mise en scène du réel.
En 1985, grâce à une bourse de la Fondation Belge de la Vocation, du British Council et du Rotary, elle part étudier le cinéma à la London International Film School. En parallèle, elle mène une carrière de photographe, réalisant pour des magazines des portraits d’artistes et de personnalités diverses, ainsi qu’un travail personnel autour du « tissage photographique ».
À son retour de Londres, en 1989, elle crée à Bruxelles la société de production Amazone Films, qui lui permet de produire et réaliser son premier court-métrage, Judith, ainsi qu’un premier long-métrage, Pardon Cupidon (1992).
En 1994, désireuse de se consacrer uniquement à la réalisation, elle ferme Amazone Films et s’installe en France pour travailler en free-lance. Depuis, elle a réalisé une trentaine de documentaires, tous diffusés en France, en Belgique, en Suisse et sur de nombreuses autres chaînes étrangères.
Son film VOIR (sans les yeux), une exploration de la vision mentale des aveugles, a gagné le prix Europa à Berlin en 1994, et le prix Henri Storck du Meilleur documentaire Belge en 2005. Le long métrage documentaire MES DEUX SEINS, journal d’une guérison, également primé, a été projeté lors de nombreux débats sur le cancer du sein et le sens des maladies.
Marie Mandy enseigne également le documentaire au CEFPF à Paris. Son travail photographique, exposé régulièrement, est représenté par la galerie Martine Ehmer à Bruxelles.
Elle prépare actuellement un long-métrage de fiction, soutenu par une aide au développement du CNC et de la commission du Film.

Parcours à L’L
Suite à un dépôt de candidature, Marie Mandy poursuit une première recherche à L’L depuis octobre 2015. Une recherche qu’elle a choisi d’intituler, Le temps qu’on ne retrouve pas, pour laquelle elle tente de développer son écriture vers la scène.